Le président national du Congo Uni pour le Changement (CUC), Al-Hajji Rajab Mbira Tebabo Soborabo, est monté au créneau ce week-end pour dénoncer ce qu’il qualifie de « pillage organisé » des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo, aux dépens des populations locales, notamment celles de l’Est.
Réagissant aux récentes déclarations du général ougandais Muhoozi Kainerugaba sur la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, le leader du CUC s’est dit interpellé par la « lucidité » de l’analyse du militaire et homme politique. Selon lui, les causes profondes de l’instabilité en RDC sont bien connues, y compris des pays voisins, souvent accusés d’attiser les conflits pour tirer profit des richesses congolaises.
« Quand j’ai lu la déclaration du Généra Muhoozi, je me suis dit qu’il disait la vérité. Nos voisins savent parfaitement ce qui se passe. Et pourtant, nos propres dirigeants continuent à signer des accords qui livrent notre pays à des intérêts étrangers », a-t-il déploré dans un message relayé sur les réseaux sociaux et dans les médias.
☞ La déclaration de gen. Muhoozi sur X
Le président du CUC accuse le gouvernement congolais d’avoir conclu des contrats désavantageux notamment avec la France et les États-Unis qui cèdent jusqu’à 90 % des richesses naturelles dans des zones stratégiques, alors même que les populations locales demeurent dans une précarité extrême.
« Les Ituriens, les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu souffrent. On ne peut pas construire un aéroport dans un pays où il n’y a pas de paix. La paix ne s’achète pas, elle se construit avec la justice et la souveraineté », a-t-il martelé.
Dans un contexte de forte insécurité, marqué par des déplacements massifs de populations et des violences persistantes attribuées aux groupes armés, le président du CUC interpelle les décideurs politiques :
« Quel type de politiciens acceptent de brader ainsi les intérêts du peuple ? »
Al-Hajji Rajab Mbira Tebabo appelle les Congolais à une prise de conscience collective :
« Chers Congolais, réveillez-vous. Ne vous laissez plus berner par des discours vides. Exigeons la transparence, exigeons la justice, exigeons des dirigeants qui défendent réellement notre souveraineté. »
Cette déclaration intervient alors que plusieurs voix, tant au sein de l’opposition que de la société civile, réclament des éclaircissements sur la teneur des partenariats économiques conclus récemment, notamment dans les secteurs minier et pétrolier.
Le CUC plaide pour une relecture des accords signés et l’organisation d’un débat national sur la souveraineté économique et la sécurité du territoire. Il exige l’application de l’article 64 de la Constitution comme solution
Heri Budjo Joël
