Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur des soupçons de détournement de fonds publics et de corruption liés à un contrat de réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani.
Dans un communiqué officiel daté du 19 avril 2026, il est précisé que « le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a enjoint le Procureur Général près la Cour de Cassation d’ouvrir des enquêtes judiciaires relatives aux faits susceptibles de constituer des infractions de détournement de deniers publics, de corruption, de concussion et autres infractions connexes prévues et réprimées par le Code pénal ».
Les investigations concernent un contrat conclu entre le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). Ce projet portait sur la réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani.
Le communiqué souligne que « les éléments d’information disponibles à ce stade, corroborés par les constats de terrain ainsi que par le rapport de l’Inspection Générale des Finances, font apparaître un écart significatif et non justifié d’un montant de 3.300.000 USD entre le montant initialement sollicité (700.000 USD) et les fonds effectivement décaissés (4.000.000 USD) ».
Outre cette différence, les autorités relèvent « une discordance manifeste entre le niveau d’exécution des travaux et les montants engagés, ainsi que de graves insuffisances en matière de contrôle, de traçabilité documentaire et de supervision technique ».
Le ministère rappelle que « sans préjudice du respect de la présomption d’innocence, ces éléments justifient la mise en œuvre de l’action publique et la conduite d’investigations appropriées ».
Enfin, la cellule de communication insiste sur le fait que « la protection des deniers publics, et des droits des victimes, la répression des atteintes à la probité et la lutte contre l’impunité demeurent des priorités de l’action gouvernementale ».
Jonas Mukonkole



