La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), en partenariat avec la société civile, appelle à une justice plus accessible et efficace pour les victimes de violences basées sur le genre (VBG). Après plusieurs mois de suivi dans différentes provinces, dont certaines affectées par les conflits armés, l’institution a relevé de graves dysfonctionnements, notamment l’absence d’une administration judiciaire dans certaines zones, favorisant ainsi l’impunité.
Ce lundi 29 septembre 2025, la CNDH a remis une note officielle au ministère de la Justice. Ce document dresse un état des lieux du fonctionnement des cours et tribunaux à Kinshasa, au Nord-Kivu et en Ituri, tout en formulant des recommandations concrètes. L’objectif est de mettre en lumière la manière dont les affaires liées aux VBG sont traitées et d’identifier les améliorations nécessaires pour garantir une justice équitable et une tolérance zéro envers les auteurs de ces crimes.
La note alerte également sur l’émergence de nouvelles formes d’exploitation sexuelle dans les camps de déplacés, où des femmes et des filles seraient contraintes à des rapports sexuels en échange de nourriture.
Réagissant à cette initiative, la conseillère du ministre de la Justice a assuré que le ministère accorde une attention particulière à la lutte contre les VBG. Elle a rappelé que ces violences sont inacceptables dans une société où chaque individu doit jouir des mêmes droits et de la même dignité, réaffirmant l’engagement du gouvernement à soutenir toutes les actions visant à éradiquer ce fléau.
La CNDH appelle enfin à un renforcement de la collaboration entre les institutions publiques, le système judiciaire et la société civile, afin d’assurer une meilleure prise en charge des victimes et de garantir des sanctions exemplaires contre les auteurs. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet « Uni pour l’égalité du genre », soutenu par l’Union européenne, qui accompagne la RDC dans sa lutte contre les violences basées sur le genre et l’impunité.
Eugène Laro



