Douze ans après sa disparition tragique dans une embuscade sur l’axe Beni–Eringeti, le général Mamadou Ndala demeure une figure emblématique du courage, du patriotisme et de l’engagement en République démocratique du Congo.
L’ancien gouverneur du Nord-Kivu et actuel ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a salué la mémoire de l’officier, affirmant que Mamadou Ndala incarnait « fidélité, sacrifice et immortalité », trois mots qui résument, selon lui, le parcours exceptionnel de ce militaire profondément attaché à la Nation.
En 2013, aux côtés de Julien Paluku et du général Lucien Bahuma, Mamadou Ndala avait joué un rôle décisif dans la reconquête de Goma et la défaite du mouvement rebelle M23. Sa stratégie alliant rigueur militaire, proximité avec les troupes et discours francs à l’endroit des populations civiles avait fait de lui un symbole d’une armée républicaine, capable de restaurer la confiance entre civils et militaires.
La reprise de positions stratégiques, notamment la colline de Chanzu en novembre 2013, avait renforcé sa popularité dans l’Est du pays. Malgré les sollicitations pour son retour à Kinshasa, il avait été maintenu sur le terrain, tant il représentait un espoir rare pour les populations locales.
Mais le 2 janvier 2014, alors que de nouvelles opérations contre les ADF s’apprêtaient à débuter, Mamadou Ndala tombait dans une embuscade. Sa mort a provoqué une onde de choc à travers le pays, suscitant une vive émotion à Kinshasa comme à Goma, marquée par des manifestations spontanées, des hommages populaires et de nombreuses interrogations sur la fragilité des avancées sécuritaires dans l’Est.
Aujourd’hui encore, Mamadou Ndala reste le symbole d’un officier dévoué à la République et d’une armée au service du peuple. Pour Julien Paluku, son souvenir constitue « une victoire sur l’oubli » et continue d’inspirer les Congolais à défendre leur pays avec courage, loyauté et intégrité.
Heri Budjo Joël
