Un jeune homme employé à la bureautique « Maison Vignette », située dans la commune de Mahagi (province de l’Ituri), a été grièvement blessé par balle dans la soirée du mardi 6 janvier 2025, alors qu’il rentrait de son lieu de travail.
L’incident s’est produit peu après 18 heures, à la descente de la colline d’État, sur l’avenue Népal, dans le quartier Adu-Centre. Selon les premiers témoignages, l’agression a été perpétrée par deux individus vêtus de tenues militaires et lourdement armés.
La victime, actuellement dans un état critique et prise en charge au centre de référence Mahagi-Mission, affirme que les assaillants voulaient lui extorquer de l’argent.
« Nous avions en face de nous deux personnes habillées en tenue militaire et bien armés. Ils nous ont brutalisés tout en ravissant notre poste récepteur. Ils voulaient également de l’argent. L’un d’eux a tiré sur moi. J’ai reçu un coup de balle à la jambe et un autre à la côte gauche. Maintenant il faut qu’on puisse extraire cette balle qui est encore dans mon ventre », témoigne la victime depuis son lit d’hôpital.
La famille du jeune homme exige que l’État prenne ses responsabilités, tant sur le plan sécuritaire que sanitaire.
« Que l’État puisse assumer sa responsabilité, la prise en charge sanitaire de notre enfant victime et la sécurité de la population. Puis urgemment qu’une enquête soit diligentée pour identifier le criminel car il est inconcevable qu’on puisse tirer sur la paisible population à moins de 100 mètres du camp de la police qui est censée protéger la population et ses biens, mais sans aucune intervention », déplore un membre de la famille.
Contacté par la rédaction de visibilitemediapro.cd, le magistrat Martin Mutombo, de l’Auditorat militaire de garnison de Bunia, détaché à Mahagi, a confirmé les faits. Il a précisé qu’une enquête est en cours pour identifier et interpeller les auteurs de cette attaque.
Cet acte de violence a suscité une vive indignation au sein de la population locale, d’autant plus que la zone était considérée comme relativement calme ces derniers temps.
Jean Maurice Udaga
