Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH/Bunia) a organisé, les 8 et 9 juillet 2025, un atelier de renforcement des capacités à l’intention de dix (10) commandants des commissariats et sous-commissariats de police du territoire de Mahagi. La formation s’est tenue dans la salle des Jeunes des Pères blancs à Drii, dans la commune de Mahagi, province de l’Ituri.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du Comité provincial de lutte contre les violations des droits de l’homme impliquant des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et a été doublée d’une mission d’enquête conduite par le même Comité.
Les participants ont été formés sur plusieurs thématiques, notamment :
- les généralités des droits de l’homme ;
- les mécanismes de lutte contre l’impunité au sein de la PNC ;
- la protection des civils et la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits ;
- le rôle de l’Auditorat militaire et de l’Inspection générale de la PNC dans la prévention des violations.
Dans son mot de bienvenue, le représentant du BCNUDH a salué l’engagement des dix commandants présents et souligné leur volonté manifeste de contribuer au respect des droits humains et à la lutte contre l’impunité.
Le colonel Disanoa Lalua Jacques, administrateur militaire du territoire de Mahagi, a exprimé sa satisfaction quant au moment choisi pour organiser cet atelier :
« Cet atelier est une opportunité pour vous outiller, vous les commandants des ciats et sous-ciats de la police, sur les aspects clés des droits de l’homme, le module sur la protection des civils, la politique de diligence des Nations Unies et les procédures policières. Je tiens à remercier chaleureusement la Monusco, à travers le comité de suivi pour la lutte contre la violation des droits de l’homme, pour son engagement et son soutien. »
Il a en outre encouragé les participants à s’investir pleinement dans les différentes sessions, souhaitant que ces deux journées soient placées sous le signe de la « découverte, de la collaboration et du succès ».
Les participants ont exprimé leur satisfaction à l’issue des travaux, affirmant que les enseignements reçus permettront d’améliorer la gestion des dossiers, de respecter les règles encadrant les arrestations et détentions, et de réduire sensiblement les violations des droits de l’homme dans leurs interventions.
Outre les exposés du BCNUDH, l’atelier a enregistré les interventions du magistrat Fiston Fay, substitut de l’auditeur militaire de garnison en Ituri, et du colonel César Mubalama, chef de l’antenne provinciale de l’Inspection générale de la PNC. Tous deux ont apporté des éclairages sur les mécanismes disciplinaires et judiciaires destinés à combattre l’impunité.
Il convient de rappeler qu’à Mahagi, comme dans plusieurs régions du pays, des éléments de la PNC sont fréquemment accusés de violations des droits humains, telles que les arrestations arbitraires, les détentions illégales, les extorsions et les amendes excessives.
Jean Maurice Udaga
