En mission à Bunia dans le cadre de la Couverture Santé Universelle (CSU), une délégation du Secrétariat général à la Santé conduite par Dr Sylvie Nseya, experte à la Cellule technique d’appui a rencontré l’autorité provinciale. Objectif faire la restitution des travaux menés sur le terrain depuis plus d’une semaine.
« Nous avons rencontré l’autorité provinciale qui s’est montrée très accueillante. Il était important pour nous de lui présenter le bilan de notre mission, qui s’inscrit dans le programme d’encadrement de l’assurance maladie obligatoire destinée aux fonctionnaires de l’État, avec un démarrage prévu par la prise en charge des policiers, militaires et leurs dépendants », a expliqué Dr Sylvie Nseya.
Durant son séjour, l’équipe a mené un inventaire des structures sanitaires disponibles dans la province, et évalué la faisabilité du projet.
« Bien que notre mission se concentrait sur les chefs-lieux de la province, nous avons aussi visité des zones de santé périphériques. Au total, cinq zones ont été couvertes dans le cadre de notre étude », a-t-elle précisé.
Concernant les effectifs concernés, Dr Nseya a affirmé que des données sont en cours de collecte à travers le pays.
« La même mission est conduite dans d’autres provinces telles que le Maniema, Kinshasa, Ituri, Tshopo, Tanganyika et le Nord-Kivu. Des équipes sont actuellement sur le terrain pour effectuer un travail similaire », a ajouté l’experte à la Cellule technique et d’appui au Secrétariat général à la Santé.
Quant au calendrier de mise en œuvre, le lancement du programme est prévu dès l’année prochaine. « Cette mission vise à poser les bases concrètes pour le démarrage. Nous étudions la faisabilité avant la mise en route effective du dispositif », a-t-elle souligné.
Profitant de l’occasion, Dr Sylvie Nseya a lancé un message à l’endroit des agents, militaires et policiers qui attendent impatiemment cette assurance : « Beaucoup restent sceptiques, mais je pense qu’il vaut mieux commencer que de rester inactif par peur de l’échec. Avec l’engagement des autorités, notamment l’allocation de 15% des recettes provinciales à ce programme décidée lors de la conférence des gouverneurs présidée par le Chef de l’État, je reste confiant. »
Jonas Mukonkole




