Dans la chefferie des Bahema d’Irumu, une nouvelle étape vient d’être franchie dans la quête de cohésion sociale. Le jeudi 30 avril 2026, l’ONGD ACIAR Asbl a organisé à Tsere un Barza communautaire, dans le cadre du projet d’appui à la paix et à la stabilité dans l’Est de la RDC.
L’événement a connu une forte mobilisation : autorités locales, leaders communautaires et ex-combattants ont pris part aux échanges, soit 70 participants dont 30 femmes. Soutenue par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et financée par l’Union européenne, cette initiative vise à restaurer la confiance dans une zone encore marquée par les tensions intercommunautaires et les séquelles du retrait de certains groupes armés.
Au cours des discussions, plus de vingt préoccupations ont été soulevées. Trois axes prioritaires ont été retenus pour guider les actions à venir :
- Améliorer les relations civils-militaires, en mettant fin aux tracasseries et en favorisant un changement de comportement au sein des FARDC.
Gérer les conflits fonciers, considérés comme une source majeure de tensions. - Réintégrer les ex-combattants, en intensifiant la sensibilisation pour faciliter leur acceptation par les communautés.
Autre avancée notable : la redynamisation des Comités locaux de paix. Douze membres ont été désignés pour porter les messages de cohésion sociale au sein des villages. Pour les organisateurs, ce Barza constitue un point de départ d’un processus appelé à s’étendre dans les territoires d’Irumu et Djugu.
Les ex-combattants présents ont insisté sur la nécessité d’une cohabitation pacifique. « Nous ne sommes plus des combattants », ont-ils rappelé, appelant à une meilleure intégration.
D’autres rencontres similaires sont annoncées afin de consolider durablement la paix et la cohésion sociale dans cette partie de l’Ituri.
Eugène Laro




