La Fondation Saidi Shishombo a apporté une aide précieuse à sept écoles déplacées de guerre situées dans la chefferie des Mokambo, relevant de la sous-division de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté Mahagi 4.
Ce geste humanitaire, porté par Ngaji Djalum Sadok, membre de la fondation et fils du terroir, a ciblé les établissements suivants : l’école primaire Mbila, EP 2 Uluke, Takpi, Zelenyi, Umbosi, Jupakamu et l’Institut Furaha. Chacune de ces écoles a reçu un lot de bâches destinées à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
Les chefs d’établissement concernés n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance :
« Nos sincères remerciements à la Fondation Saidi Shishombo pour nous avoir apporté des bâches afin d’aider nos enfants qui souffrent depuis sept (7) ans. Depuis notre déplacement, ils étudient sous les arbres ou dans des hangars construits avec des rameaux de palmier. Les intempéries perturbent le bon déroulement des activités didactiques. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avions reçu aucune assistance. Que ce geste salutaire continue à nous soutenir », ont-ils déclaré.
Ngaji Djalum Sadok, qui a remis le don au nom de la Fondation, a dénoncé les conditions précaires dans lesquelles évoluent ces élèves :
« Nous avons lancé la demande auprès de cette fondation car le besoin était grand. Les écoles déplacées ont bénéficié de ces bâches pour permettre aux enfants d’étudier dans de meilleures conditions, tant soit peu. La Fondation Saidi Shishombo m’a mandaté pour la remise de ce don, car nous vivons cette réalité où les enfants étudient dans des conditions inacceptables. »
Il appelle également les autorités congolaises, leurs partenaires et les personnes de bonne volonté à emboîter le pas :
« Il est inacceptable qu’au XXIe siècle, des élèves étudient dans des conditions inhumaines. »
Depuis 2019, ces établissements scolaires ont été contraints de se déplacer en raison des conflits armés qui sévissent en Ituri. Ils n’ont bénéficié d’aucune infrastructure scolaire adéquate. Les écoles concernées sont issues des groupements Aree, Musongwa, Muswa et Ruvinga, des zones toujours occupées par des forces négatives, notamment les miliciens de la CODECO.
Jean Maurice Udaga




