Face à la recrudescence des violences armées attribuées à la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) et aux rebelles ADF, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) durcissent leur posture. Sur les ondes de la Radio-Télévision FARDC Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole militaire dans la province, a lancé un appel pressant aux groupes armés encore actifs dans les zones de Lopa, Iga Barrière et leurs environs.
« L’ouragan de la riposte approche. Nul ne sera épargné », a-t-il averti, appelant à une reddition immédiate.
Ultimatum aux miliciens : la reddition ou la force
Les FARDC appellent à une mobilisation collective. Députés, leaders communautaires, notables et chefs coutumiers sont invités à convaincre leurs proches encore enrôlés dans la CRP de se rendre volontairement. Cette démobilisation s’inscrit dans le cadre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRC-S), actuellement opérationnel en Ituri.
« Ce programme est une porte de sortie honorable. L’alternative sera la force », a martelé le lieutenant Ngongo.
Menaces sur les civils : l’armée se veut rassurante
Cette mise en garde intervient alors que des menaces émanant de la CRP font état de possibles attaques ciblant des élèves à l’issue des épreuves de l’examen d’État. Une déclaration jugée « inacceptable » par les autorités militaires.
« Qu’on laisse les enfants se reposer. Ils ont gagné ce droit après une année d’efforts. Les FARDC veilleront à leur sécurité, comme à celle de toute la population », a assuré le porte-parole.
MONUSCO : un allié stratégique malgré les critiques
Malgré les réserves exprimées par une partie de la population, la MONUSCO demeure, selon les FARDC, un partenaire stratégique dans les opérations de sécurisation. Depuis quatre ans, sa collaboration avec les forces armées congolaises a permis de contenir certaines poches d’instabilité dans les territoires de Djugu, Irumu et Mambasa.
« Nous travaillons main dans la main avec nos partenaires. Ce n’est plus le moment des hésitations, mais celui de la fermeté », a conclu le lieutenant Ngongo.
L’Ituri reste l’une des provinces les plus touchées par les conflits armés en RDC. La milice CRP, tout comme les ADF, est accusée de nombreuses exactions contre les civils. Malgré les appels répétés à la démobilisation, les initiatives de paix peinent à s’imposer.
Heri Budjo Joël




