La province de l’Ituri, située dans l’est de la République démocratique du Congo, demeure prise en otage par une nébuleuse de groupes armés responsables de massacres, d’enlèvements et d’attaques répétées contre les civils. Face à cette situation jugée alarmante, le caucus des parlementaires provinciaux adresse un appel pressant au chef de l’État : il demande un renforcement significatif du déploiement militaire, ainsi que l’octroi de moyens financiers, logistiques et stratégiques nécessaires pour neutraliser durablement ces forces subversives.
Clôturant leur session parlementaire de vacances ce mercredi 13 août, les élus ont également recommandé la restauration d’une stricte unité de commandement au sein des Forces armées de la RDC (FARDC), ainsi qu’un renforcement de la coordination des opérations conjointes avec l’armée ougandaise (UPDF), a souligné le député national Mbodina Iribi Pitchout, président du caucus.
Les parlementaires évoquent une « crise multidimensionnelle » marquée par l’essor de la criminalité urbaine à Bunia, l’effondrement de l’autorité de l’État dans les zones rurales, et des déplacements massifs de populations fuyant les violences.
Ce cri d’alarme s’adresse non seulement aux autorités congolaises, mais également aux partenaires internationaux, appelés à soutenir les efforts de stabilisation en Ituri, afin d’éviter que la situation ne dégénère en un chaos incontrôlable.
Heri Budjo Joël




