Le prix du cacao a connu une chute brutale ces derniers jours sur les marchés de la province de l’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo. Le kilogramme, cultivé principalement dans les territoires d’Irumu et de Mambasa, est passé de 20 000 à 6 000 francs congolais.
Selon Kambale Dieudonnée, agronome territorial de l’entreprise ESCO Kivu l’une des sociétés officiellement reconnues pour l’achat de cette culture plusieurs facteurs expliquent cette baisse, notamment la reprise de la production en Côte d’Ivoire.
« Plusieurs raisons entraînent la baisse du prix du cacao. D’abord, le retour de la Côte d’Ivoire dans la production. Entre 2022, 2023 et 2025, les plantations ivoiriennes ne produisaient pas, ce qui avait provoqué une carence sur les marchés internationaux. Il ne faut pas oublier que la Côte d’Ivoire, suivie du Ghana, sont les plus grands producteurs de cacao au monde. Ensuite, il y a les problèmes climatiques, notamment la lutte contre la déforestation. Enfin, la question de la fermentation pose problème : du cacao congolais, jugé non fermenté ou mal fermenté », a-t-il expliqué.
Cette chute des prix est vécue comme un véritable choc par les cultivateurs. Sur le terrain, la population agricole se dit déçue, cette situation ayant compromis de nombreux projets.
L’agronome appelle les producteurs au calme et les encourage à suivre les formations sur le cacao, en insistant sur le respect des normes de fermentation.
Denis Munguriek




