L’Assemblée provinciale de l’Ituri exprime son inquiétude quant au sort des personnes déplacées après les opérations de bouclage, de contrôle et de fouille menées récemment au site de Kigonze, dans le quartier Mudzi-Pela, à Bunia.
Lors d’un point de presse tenu samedi 3 octobre, le président de l’Assemblée provinciale, Samy Djakwonga, a indiqué que plusieurs familles ayant quitté le site se retrouveraient dispersées à travers la ville, dans des conditions humanitaires et sanitaires préoccupantes.
Tout en reconnaissant la nécessité pour les forces de défense et de sécurité de rechercher et d’interpeller les personnes armées ou impliquées dans des activités criminelles, l’organe délibérant insiste sur le respect du caractère civil des sites de déplacés et sur la responsabilité individuelle.
« La présence présumée ou avérée de quelques personnes armées ne saurait transformer l’ensemble des déplacés en suspects », a déclaré Samy Djakwonga.
Selon lui, les informations faisant état de familles dispersées, d’abris abandonnés ou détruits ainsi que de pertes de biens doivent encore être vérifiées et documentées.

L’Assemblée provinciale demande aux autorités compétentes de fournir des informations officielles sur les opérations menées à Kigonze, notamment leurs objectifs, leurs résultats, le nombre éventuel de personnes interpellées et la situation des familles affectées. Elle appelle également à une vérification des allégations de pillage, de destruction ou de perte de biens, afin d’établir les responsabilités éventuelles conformément à la loi.
Pour Samy Djakwonga, les opérations de sécurité doivent contribuer à la lutte contre l’insécurité sans aggraver la vulnérabilité des populations déjà affectées par les conflits.
Eugène Laro




