En province de l’Ituri, le débat a animé ces derniers jours les discussions dans la ville de Bunia : l’aéroport a-t-il obtenu le statut d’aéroport international ? Entre rumeurs et attentes, les précisions du coordonnateur de la Régie des Voies Aériennes, faisant également office de commandant intérimaire de l’aéroport, Constant Malali, viennent éclairer l’opinion.
Selon lui, « l’aéroport de Bunia conserve son statut d’aéroport national », mais avec une évolution importante : « il sera ouvert au trafic international.»
Jusqu’à présent, l’aéroport fonctionnait sous la classification de national de deuxième degré, un statut qui limitait certaines opérations aériennes. Les travaux récents réalisés sur la piste, notamment avec l’intervention de l’entreprise Mont Gabaon, ont cependant permis d’améliorer les infrastructures et de préparer l’aéroport à un niveau d’exploitation plus élevé.
Désormais, l’objectif est clair affirme ce responsable aéroportuaire: faire passer l’aéroport au statut national de premier degré, tout en lui permettant d’accueillir des vols internationaux.
Pour Constant Malali, cette évolution constitue une étape majeure pour la province de l’Ituri. L’ouverture au trafic international signifie que l’aéroport pourra servir de point d’entrée officiel, avec les services nécessaires pour les formalités douanières et de contrôle.
En réalité, Bunia disposait déjà de certains atouts pour franchir ce cap. En tant qu’aéroport douanier, il possède les bases administratives et opérationnelles exigées par les normes de l’aviation civile.
Cette évolution marque ainsi une nouvelle étape dans le développement de la plateforme aéroportuaire de Bunia, appelée à jouer un rôle plus important dans les échanges et la mobilité, tant au niveau national qu’international.
Emmanuel Jedidja




