La Fédération des entreprises du Congo (FEC), section de l’Ituri, a lancé un appel au calme à ses membres, suite à l’interpellation de l’un de ses conseillers, Bassa Ndrodza. Celui-ci est cité dans un rapport récemment publié par les experts des Nations Unies pour une présumée collaboration avec des groupes armés actifs dans la région.
Dans une déclaration publique faite ce samedi, le président provincial de la FEC Ituri, Lonema Mukwa, a invité les opérateurs économiques à maintenir leurs activités et à faire confiance au système judiciaire. « La justice est en train de faire son travail. Il n’y a pas lieu de paniquer. Nous croyons fermement que notre collègue sera libéré », a-t-il affirmé.
Cette sortie intervient dans un climat de tension perceptible au sein des milieux commerciaux de Bunia, où Bassa Ndrodza est reconnu comme une figure influente du secteur privé.
Son interpellation fait suite à sa mention dans un rapport onusien accusant plusieurs personnalités locales d’entretenir des liens supposés avec des groupes armés responsables d’actes de déstabilisation dans la province de l’Ituri.
Face à cette situation, Lonema Mukwa a également sollicité des autorités judiciaires une instruction rapide et équitable du dossier, réaffirmant l’engagement de la FEC envers les principes de l’État de droit.
« Nous encourageons tous nos membres à rester calmes et unis. La FEC suivra ce dossier de près, dans le respect des institutions de la République », a-t-il conclu.
L’affaire continue d’alimenter les discussions dans les milieux économiques et politiques de la province, tandis que les investigations se poursuivent.
Heri Budjo Joël




