Les opérations militaires menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Djugu continuent de porter leurs fruits. Plusieurs combattants de la milice CRP se sont récemment rendus aux troupes régulières, notamment dans la zone littorale du lac Albert et dans les régions minières de Mbanga et Tchomia.
Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC en Ituri, a confirmé ces avancées lors d’un entretien avec le journaliste Jonathan Basimaki de la RTK-Bunia. Il a salué la collaboration de la population, soulignant que les efforts conjoints de l’armée et des communautés locales ont permis de rétablir progressivement la sécurité dans plusieurs localités autrefois sous l’influence des groupes armés.
« Depuis le lancement des opérations du côté de Mabanga, les résultats sont probants. L’autorité de l’État s’impose à nouveau et la zone est totalement pacifiée. Des centaines d’éléments de la milice CRP ont volontairement choisi de se rendre à l’armée nationale », a déclaré le lieutenant Ngongo.
Selon lui, ces redditions sont le fruit de la pression militaire combinée à la sensibilisation menée par les autorités locales. De nombreux miliciens, trompés par de fausses promesses de leurs chefs, auraient décidé d’abandonner la brousse.
« Ils disaient avoir été manipulés, qu’on leur avait promis des munitions et des tenues qu’ils n’ont jamais reçues. Aujourd’hui, ils comprennent qu’ils se battaient pour rien », a-t-il précisé.
Les FARDC assurent que les miliciens qui se rendent sont traités conformément au droit international humanitaire. Leurs armes sont récupérées, et ils sont ensuite orientés vers des structures de prise en charge et de réinsertion.
« Nous ne voulons pas qu’ils quittent la brousse pour venir encore souffrir. Beaucoup retrouvent leur famille et reprennent une vie normale », a ajouté l’officier.
Sur le terrain, les zones autrefois touchées par les violences notamment Tchomia, Mbogi, Muvaramu, Munganga et Café connaissent un retour progressif à la normale. Les activités économiques et sociales reprennent, au grand soulagement des habitants.
Le lieutenant Ngongo a également salué le rôle crucial de la population dans la dénonciation des groupes armés et la promotion de la paix.
« Là où il y avait le désordre, il y a maintenant de l’ordre. Les gens dénoncent les fauteurs de troubles. C’est un effort collectif que nous saluons », a-t-il affirmé, remerciant les notables, chefs religieux et pasteurs qui sensibilisent sans relâche à la cohésion et à la réconciliation.
Enfin, il a tenu à rappeler que l’unité des communautés demeure la clé de la stabilité en Ituri.
« Personne ne doit prétendre parler au nom d’une communauté pour semer la division. Les Ituriens sont avant tout des Congolais. Ensemble, nous devons soutenir le gouvernement provincial pour la sécurité et le développement », a conclu le porte-parole militaire.
Eugène Laro




