Des tensions ont éclaté mardi 18 août à Kandoy, dans le secteur de Ndo, en territoire d’Aru, dans la province de l’Ituri, autour du transfert d’un malade suspecté d’être atteint de la maladie à virus Ebola.
Selon Athobar Israël, chef du secteur de Ndo, des conducteurs de motos-taxis se sont opposés à l’équipe de la riposte venue d’Aru centre pour prendre en charge et transférer le malade. La situation a ensuite dégénéré au Centre de santé de référence de Kandoy.
Une ambulance a été complètement incendiée et deux autres ont été endommagées, notamment avec des vitres brisées. Deux prestataires ougandais engagés dans la riposte ont également été blessés, selon les autorités locales.
Les autres membres du personnel médical, congolais et étrangers, sont sains et saufs, mais se trouvent dans des conditions précaires en raison des tensions.
Les autorités d’Aru condamnent ces actes de vandalisme et appellent la population à collaborer avec les équipes sanitaires engagées dans la lutte contre Ebola. Elles demandent également aux services de sécurité et de justice, notamment la Police nationale congolaise (PNC), l’Agence nationale de renseignements (ANR), la Direction générale de migration (DGM), ainsi que les parquets civil et militaire, d’identifier et de poursuivre les auteurs de ces violences.
Le calme est revenu dans la zone, tandis que les enquêtes se poursuivent. Les autorités souhaitent par ailleurs que le malade suspect soit transféré vers un Centre de traitement Ebola (CTE) et que la sécurité du personnel soignant à Kandoy soit renforcée.
Elles appellent enfin la population à ne pas céder aux rumeurs susceptibles de perturber la riposte contre l’épidémie et à favoriser la collaboration avec les équipes de santé.
Eugène Laro




