En Ituri, la rentrée scolaire 2026-2027 se déroule dans un contexte marqué à la fois par l’insécurité liée aux groupes armés et par les risques sanitaires associés à la maladie à virus Ebola. À Bayoo, dans le territoire de Djugu, la MONUSCO, en collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), renforce ainsi ses actions pour contribuer à la protection des élèves et des enseignants.
Dans le cadre de sa campagne « Écoles plus sûres » (Safer Schools), la Mission onusienne multiplie les actions de proximité autour des établissements scolaires et des principaux axes empruntés par les élèves et le personnel éducatif.
Des patrouilles autour des écoles
À Bayoo, les Casques bleus bangladais, avec l’appui des assistants de liaison communautaire (CLA), effectuent régulièrement des patrouilles conjointes avec les FARDC dans les zones considérées comme vulnérables.
Les équipes maintiennent également des échanges avec les responsables scolaires, les parents d’élèves et les autorités locales afin de recueillir et de partager les informations liées à la sécurité.
L’objectif est de prévenir les menaces, rassurer les communautés et favoriser la continuité de l’éducation dans une zone où plusieurs établissements ont déjà été affectés par l’insécurité.
La zone compte près de 54 établissements scolaires, dont neuf dans la région de Bule. Certaines écoles ont dû suspendre temporairement leurs activités à la suite d’attaques ou de menaces attribuées à des groupes armés, perturbant la scolarité de nombreux enfants.
« Nous nous sentons davantage en sécurité »
Le retour des élèves en classe est perçu par certains bénéficiaires comme un signe encourageant.
« Nous vous remercions sincèrement pour les patrouilles que vous effectuez ainsi que pour les fournitures scolaires que vous nous avez données. Grâce à votre présence et à votre engagement, nous nous sentons davantage en sécurité, ce qui nous permet d’étudier dans de meilleures conditions », témoigne un élève de l’École primaire d’ARR, située à environ quatre kilomètres au nord de Bayoo.
La sécurisation de l’environnement scolaire avait également été mise en œuvre lors de l’Examen d’État de juin 2026. Du 22 au 25 juin, 14 876 élèves ont passé les épreuves dans la zone d’opérations de la MONUSCO en Ituri. Près de 3 000 autres candidats venus d’Aru, Mahagi et Mambasa ont également bénéficié de mesures de sécurisation, portant à près de 18 000 le nombre de candidats concernés.
Pendant les examens, les contingents du Secteur Nord de la MONUSCO ont effectué des patrouilles, des missions d’escorte et des opérations de sécurisation en coordination avec les FARDC et la Division provinciale de l’Éducation.
Prévenir aussi Ebola dans les écoles
La campagne « Écoles plus sûres » ne se limite pas aux questions sécuritaires. Elle comprend également un volet de prévention sanitaire, notamment face à la maladie à virus Ebola.
Au cours des deux dernières semaines, les Casques bleus basés à Bayoo ont organisé 29 séances de sensibilisation destinées aux élèves, enseignants, parents et leaders communautaires.
Ces séances portent notamment sur le lavage régulier des mains, l’hygiène, l’assainissement, la reconnaissance des signes d’alerte et le signalement rapide des cas suspects aux autorités sanitaires.
La MONUSCO sensibilise également les communautés aux risques liés aux rumeurs et à la désinformation, en les encourageant à s’appuyer sur les informations provenant des autorités sanitaires compétentes.
Sécurité, éducation et santé
À travers la campagne « Écoles plus sûres », la MONUSCO associe ainsi protection des civils, soutien à la continuité de l’éducation et prévention sanitaire.
Dans les zones affectées par les conflits et les risques sanitaires, la sécurisation des établissements scolaires constitue un enjeu majeur pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité et aux communautés de retrouver progressivement un climat de confiance.
MONUSCO/Visibilité Média Pro




