Le député national Bungishabaku Katho, élu du territoire d’Irumu, en Ituri, alerte sur la persistance de l’insécurité et la menace liée à la maladie à virus Ebola dans sa circonscription. Il a déposé son rapport de vacances parlementaires au cabinet du rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale, Clotilde Mutita Kalunga.
De retour à Kinshasa mardi, après près de deux mois et demi passés dans sa circonscription, l’élu d’Irumu dit avoir recueilli auprès de sa base plusieurs préoccupations, principalement liées à la sécurité et à la situation sanitaire.
Dans son rapport, Bungishabaku Katho fait état de la persistance des violences dans plusieurs zones du territoire d’Irumu, ainsi que des exactions qui continuent d’affecter les populations civiles.
Il évoque également la présence et les activités de groupes armés dans la région, notamment des combattants venus de l’Ouganda, tout en soulignant la persistance du phénomène des groupes armés locaux. Selon lui, cette situation continue de fragiliser les populations et de compromettre leurs conditions de vie.
À cette crise sécuritaire s’ajoute la menace sanitaire liée à Ebola. Le député présente l’épidémie comme une préoccupation supplémentaire pour une population déjà fragilisée par les conséquences des violences et des déplacements.
À travers ce rapport de vacances parlementaires, l’élu entend ainsi porter devant l’Assemblée nationale les préoccupations recueillies sur le terrain, alors que l’Ituri reste sous le régime de l’état de siège.
Son rapport met particulièrement en avant deux dossiers : la persistance de l’insécurité et les défis liés à la riposte contre Ebola. Bungishabaku Katho appelle ainsi à une prise en compte des réalités vécues par les populations de son territoire.
Heri Budjo Joël




