Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, en Ituri, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle qu’il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique contre cette variante. Dans ce contexte, la prise en charge précoce des patients demeure la principale stratégie thérapeutique.
Lors d’un point de presse conjoint organisé au gouvernorat de Bunia, le directeur de l’OMS a souligné que la survie des malades dépend essentiellement de la rapidité de leur prise en charge médicale. « Il n’y a pas de vaccin ni de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo. La seule approche efficace est la détection rapide des cas et la prise en charge précoce des patients », a-t-il déclaré.
Selon l’OMS, cette prise en charge repose sur des soins de soutien : réhydratation, traitement des symptômes, correction des déséquilibres de l’organisme et surveillance médicale étroite des patients hospitalisés. Bien que non spécifiques au virus, ces interventions permettent de stabiliser l’état des malades et d’augmenter significativement leurs chances de survie lorsqu’elles sont administrées à temps.
L’organisation insiste également sur la nécessité pour les populations de se rendre rapidement dans les structures de santé en cas de symptômes suspects, tels que fièvre, vomissements, diarrhée, douleurs intenses ou grande fatigue.
Parallèlement, les autorités sanitaires congolaises, en collaboration avec l’OMS et d’autres partenaires, ont renforcé les dispositifs de surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, le diagnostic rapide et la sensibilisation communautaire dans les zones affectées. Cette mobilisation vise à contenir rapidement la flambée épidémique et à réduire la mortalité liée à cette souche rare du virus Ebola, identifiée pour la première fois en 2007 en Ouganda.
Les autorités appellent enfin la population à la vigilance et à une collaboration étroite avec les équipes de riposte déployées sur le terrain.
Heri Budjo Joël




