Le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, connaît une période d’accalmie après plusieurs semaines d’instabilité. Interrogé par notre rédaction, l’administrateur policier Ruphin Mapela se veut rassurant :
« La situation sécuritaire dans le territoire de Djugu est vraiment calme, il s’observe une accalmie dans l’ensemble du territoire de Djugu. »
Selon lui, cette accalmie dure depuis près d’un mois et résulte d’une série d’opérations militaires menées dans les zones de Mabanga, Lopa et Iga-Barrière.
« L’armée a réussi à contrôler toutes ces zones-là et cela a permis à ce que tous ces jeunes gens-là qui dérangeaient ces côtés-là ont pris fuite et la situation est devenue normale. »
Ces opérations ont été conduites sous la direction du Lieutenant-Général Johnny Luboya Kanshama, gouverneur de la province et commandant des opérations. Il applique la vision du chef de l’État, favorable à la paix dans l’ensemble de l’Ituri, et tout particulièrement dans le territoire de Djugu. La présence militaire dans les zones stratégiques a permis aux populations de commencer à regagner leurs localités.
« La population commence à regagner et la population a totalement confiance en cette armée. Malgré quelques dérapages au début des opérations, la situation semble désormais sous contrôle. »
L’administrateur insiste sur l’importance du dialogue en complément des actions militaires.
« Nous avons fait des dialogues, nous avons mené des consultations de gauche à droite. »
Il déplore toutefois la perturbation causée par la présence du groupe rebelle CRP, non signataire de l’accord de Aru, qui a ravivé les tensions.
Face à cette situation, Ruphin Mapela appelle les groupes armés à suivre l’exemple des milices d’autodéfense zaïre, qui ont amorcé un processus de désarmement.
« Nous demandons au groupe CODECO de suivre l’exemple des autodéfenses qui ont commencé à remettre les armes. »
L’accord de Aru reste, selon lui, la base des efforts de pacification.
« Nous appelons ces groupes qui continuent à semer la terreur à respecter cet accord pour que la paix revienne totalement dans le territoire. »
Enfin, l’administrateur lance un appel aux familles déplacées :
« Je demande à toutes ces familles qui sont ici dans la ville de Bunia, qui sont dans des familles d’accueil, de regagner leurs milieux pour qu’ils puissent continuer leur vie normale. »
Il encourage le retour dans les zones de Mabanga, Lopa et Iga-Barrière afin que les activités habituelles puissent reprendre.
Eugène Laro




