Lors de la 58ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le Président de la République a réaffirmé l’impératif d’une gestion rigoureuse et responsable des finances publiques. Il a souligné que la discipline budgétaire ne saurait être facultative, la qualifiant de « devoir républicain incontournable », condition essentielle à la crédibilité de l’État, à l’efficacité de l’action gouvernementale et à la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Face aux dérives observées dans l’exécution budgétaire, le Chef de l’État a lancé un appel à la responsabilité collective des membres du gouvernement. Il a insisté sur la nécessité de rompre avec la logique de « consommation automatique » des crédits, affirmant que les dépenses publiques doivent désormais être « intelligentes, pertinentes et porteuses d’impact réel sur les priorités nationales ».
Malgré les efforts engagés, le Président a relevé la persistance de lenteurs dans la chaîne de la dépense publique. Pour y remédier, il a instruit le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, ainsi que le ministre des Finances, de mettre en place un mécanisme conjoint, permanent et opérationnel, chargé d’assurer la liquidation et le paiement des dépenses.
Ce dispositif devra reposer sur la disponibilité effective de la trésorerie, tout en garantissant célérité, transparence et traçabilité dans le traitement des opérations financières de l’État.
Le Chef de l’État attend de cette réforme une amélioration substantielle de la fluidité dans la gestion des dépenses publiques, mais également une responsabilisation accrue des ordonnateurs et gestionnaires. Il a conclu en affirmant que « la discipline budgétaire, la rigueur de gestion et la redevabilité vis-à-vis de la Nation doivent devenir des réflexes incontournables ».
Heri Budjo Joël



