Le président français Emmanuel Macron, intervenant lors du sommet Afrique-France au Kenya, a défendu une stratégie basée sur le dialogue plutôt que sur des sanctions contre le Rwanda, estimant qu’isoler Kigali risquerait de compromettre la recherche d’une issue durable à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon Emmanuel Macron, suivre automatiquement la voie des sanctions après la décision des États-Unis, réduirait les chances d’obtenir une attitude coopérative du Rwanda. Le chef de l’État français a affirmé croire davantage à « la vertu du dialogue » entre les principaux dirigeants de la région.
Il a ainsi plaidé pour des discussions directes réunissant notamment Paul Kagame, Félix Tshisekedi, ainsi que l’Ouganda, le Burundi et d’autres pays voisins confrontés à l’instabilité dans la région des Grands Lacs.
Le président français a rappelé que la position de la France repose sur des priorités, notamment : le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, le retrait de toutes les forces étrangères présentes sur le territoire congolais, la relance du dialogue politique entre Kinshasa et le M23, ainsi que le rétablissement de l’autorité de l’État congolais dans l’Est du pays.
Emmanuel Macron a également insisté sur la nécessité d’une action collective contre les groupes armés et mouvements terroristes qui menacent, selon lui, la RDC et l’ensemble de la sous-région.
Rappelant avoir rencontré séparément Paul Kagame et Félix Tshisekedi à Nairobi, il a reconnu la persistance de fortes tensions entre les deux dirigeants, tout en affirmant vouloir poursuivre les efforts diplomatiques avec l’Union européenne et l’Organisation des Nations unies afin d’aboutir à des solutions durables.
La Rédaction




