Le Conseil urbain de la jeunesse de Bunia se félicite du climat d’accalmie observé ces dernières semaines dans la ville, consécutif au déploiement des bataillons intégrés, notamment de la nouvelle unité « Tigre », chargée d’assurer l’ordre et la sécurité publique. La déclaration a été faite à la presse ce jeudi 9 octobre 2025.
Selon cette structure juvénile, l’arrivée de ces militaires a entraîné une baisse notable des cas de braquages, de vols à main armée et d’agressions dans les lieux publics.
« Avant leur arrivée, il y avait beaucoup de tirs, de vols et d’insécurité à ciel ouvert. Depuis le déploiement de l’unité Tigre, la ville de Bunia respire enfin la paix », a déclaré Safari Pélé Jean, co-président du Conseil urbain de la jeunesse.
D’après lui, les militaires ont été déployés dans tous les quartiers de la ville, une stratégie qui a permis de rassurer la population et de dissuader les délinquants.
« Leur présence dans chaque quartier fait peur aux criminels. Même les petits bandits des avenues ont réduit leurs activités. C’est un constat réel », affirme-t-il.
Le Conseil urbain de la jeunesse félicite les éléments de l’unité Tigre pour leur professionnalisme et encourage les autorités provinciales à maintenir cette politique sécuritaire jusqu’à la stabilisation complète de la ville.
Toutefois, Safari Pélé Jacques met en garde contre une trop grande proximité entre militaires et civils, qui pourrait nuire à l’autorité de l’État.
« Les militaires peuvent rester proches de la population, mais ils doivent éviter de se familiariser excessivement. Cela risque de les détourner de leur mission principale : la restauration de l’ordre public », a-t-il conseillé.
Le Conseil invite les forces de l’ordre à préserver leur discipline et leur neutralité, tout en poursuivant leur collaboration avec la population pour consolider la paix retrouvée à Bunia.
Longtemps secouée par des violences urbaines et des incursions d’hommes armés, la ville semble retrouver un calme progressif. Les habitants espèrent que cette accalmie s’inscrira dans la durée, grâce à une coordination efficace entre les FARDC, les autorités locales et la population civile.
« Nous vivons une paix relative, mais pas encore durable. Avec les efforts conjoints de tous, nous croyons que Bunia restera stable », conclut Safari Pélé Jacques.
Eugène Laro

