Au lendemain du massacre de 43 civils perpétré à Komanda, territoire d’Irumu, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a exprimé une vive condamnation. Dans un communiqué publié le 27 juillet 2025, la Mission attribue cette attaque aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), soulignant également des enlèvements et l’incendie de plusieurs habitations et commerces.
Selon les données recueillies par la MONUSCO, les victimes, dont 19 femmes, 15 hommes et 9 enfants, ont pour la plupart été tuées à l’arme blanche, certaines dans un lieu de culte, accentuant l’état d’insécurité chronique dans cette zone de l’Ituri.
« Ces attaques ciblées contre des civils sans défense, notamment dans des lieux de culte, sont non seulement révoltantes mais aussi contraires à toutes les normes en matière de droits humains et de droit international humanitaire », a déclaré Madame Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU, assurant l’intérim à la tête de la MONUSCO.
La Mission affirme avoir pris des mesures d’urgence en collaboration avec les autorités locales : appui logistique aux inhumations, prise en charge des blessés, et intensification des patrouilles dans la zone de Komanda pour prévenir toute récidive.
Tout en réitérant son engagement à soutenir les institutions congolaises, la MONUSCO appelle à l’ouverture rapide d’une enquête judiciaire et à la traduction des responsables en justice. Elle relaye également l’appel du Secrétaire général de l’ONU exhortant les groupes armés étrangers à déposer les armes et à regagner leurs pays d’origine.
Ce drame survient dans un contexte de lassitude sociale et de critiques croissantes sur l’efficacité de la MONUSCO. Malgré la promesse de renforcer ses actions, de nombreux citoyens et responsables locaux dénoncent une posture trop passive face aux atrocités répétées dans la région.
La MONUSCO réaffirme cependant sa détermination à œuvrer en faveur de la stabilisation de l’Ituri, en synergie avec les forces nationales et les communautés locales.
Heri Budjo Joël




