Trois chauffeurs, de nationalités somalienne, kenyane et congolaise, ont été tués par balles sur l’axe Pitso-Nyapala, sur la route nationale 27 (RN27), dans le territoire de Djugu, en Ituri. Les faits seraient liés à la découverte du corps d’un homme présenté comme un combattant de la CODECO, selon Justin Gudza Kiza, chef du secteur des Walendu Djatsi.
D’après plusieurs sources contactées, l’incident trouve son origine dans un accident de circulation survenu lundi. Un véhicule aurait percuté un piéton, qui serait un membre de la milice CODECO. Son corps a été découvert mardi vers 16 heures.
À la suite de cette découverte, des miliciens de la CODECO, pris de colère, auraient ouvert le feu sur des camions circulant sur cet axe, s’en prenant ainsi à des conducteurs qui n’auraient aucun lien avec l’accident. Trois personnes ont été atteintes par balles et sont mortes sur place, une information confirmée par l’administrateur du territoire de Djugu.
Ces violences ont provoqué un mouvement de panique et perturbé le trafic sur la RN27 depuis mardi soir jusqu’à mercredi.
Les autorités mobilisées pour rétablir le calme
Selon le chef du secteur des Walendu Djatsi, les services de sécurité ont été alertés et se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premières constatations. D’autres véhicules et engins présents sur place auraient également essuyé des tirs.
Des responsables sécuritaires, des autorités territoriales de Djugu ainsi que des représentants de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) se sont impliqués dans la gestion de la situation, précise Justin Gudza Kiza.
Les dépouilles des trois victimes ont ensuite été acheminées à Bunia. D’autres chauffeurs auraient été mis en sécurité, tandis que certains ont profité de la situation pour rejoindre leurs familles.
Appel au respect des engagements de paix
Face à cette escalade, Justin Gudza Kiza appelle les groupes armés signataires des engagements de paix à s’abstenir de tout acte susceptible de provoquer une reprise des hostilités.
« Nous avons besoin de la paix, de la stabilité et de la cohésion », souligne-t-il, tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes.
Il invite également les responsables des groupes et associations concernés à mieux encadrer leurs membres, notamment à travers l’éducation à la paix et le respect des règles de conduite convenues.
Le chef de secteur insiste enfin sur la nécessité d’une collaboration étroite avec les autorités civiles et les services de sécurité afin de faciliter les alertes, d’améliorer la communication et de prévenir de nouveaux incidents.
Au moment de son témoignage, Justin Gudza Kiza faisait état d’un retour au calme, tout en précisant que des mesures sécuritaires étaient en cours pour stabiliser la situation et faciliter la reprise de trafic sur la RN27.
Heri Budjo Joël




