Face à la persistance de l’épidémie d’Ebola en Ituri, la mobilisation internationale s’intensifie aux côtés des autorités congolaises. En visite à Bunia, une délégation de haut niveau conduite notamment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et le gouvernement britannique a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts visant à contenir la propagation du virus.
Les représentants de ces partenaires ont échangé avec les autorités provinciales, dont le gouverneur militaire, le général-major Kasongo Mulumba Gaby, sur les priorités de la riposte et les moyens de renforcer son efficacité sur le terrain.
Plus de 250 agents mobilisés par l’OMS
L’OMS maintient une importante présence opérationnelle en Ituri pour accompagner les équipes engagées dans la réponse à l’épidémie, qui sévit depuis plusieurs mois.
Chikwe Ihekweazu, directeur général adjoint de l’OMS chargé des urgences, a indiqué que plus de 250 collaborateurs de l’organisation sont actuellement mobilisés pour appuyer les autorités nationales et provinciales.
Cette présence vise notamment à apporter un soutien technique aux équipes de riposte, à accompagner les autorités et les professionnels de santé confrontés aux difficultés du terrain, mais aussi à maintenir la mobilisation jusqu’à la fin de l’épidémie.
À Bunia, cet engagement a également été réaffirmé par la représentation locale de l’OMS à l’issue d’une réunion de coordination avec les autorités provinciales.
Vaccins et recherche au cœur de la stratégie
Au-delà de la réponse opérationnelle, les partenaires internationaux misent également sur les outils scientifiques pour renforcer la lutte contre Ebola.
Aurélie Nguyen, directrice adjointe de la CEPI, a souligné l’importance de combiner vaccination, diagnostic et traitement pour parvenir à interrompre durablement les chaînes de transmission.
Elle a notamment évoqué les efforts engagés avec les autorités provinciales et l’OMS pour accélérer la mise en œuvre de solutions adaptées au contexte de l’épidémie, notamment autour du vaccin Ervebo et de la souche Bundibugyo.
Le Royaume-Uni mise sur l’implication des communautés
Le gouvernement britannique entend, pour sa part, renforcer son soutien à la riposte en s’appuyant davantage sur les acteurs locaux et les communautés affectées.
Le Dr John Edmonds, scientifique et conseiller du gouvernement britannique, a insisté sur la nécessité d’écouter les populations et les acteurs de terrain afin d’identifier précisément leurs besoins et d’adapter les interventions.
Après une première contribution financière, Londres cherche ainsi à déterminer de nouveaux moyens de soutenir la réponse et d’accélérer la réduction du nombre de nouveaux cas.
Pour les partenaires internationaux, l’objectif reste le même : interrompre les chaînes de transmission et ramener progressivement l’épidémie à zéro.
Cette mobilisation conjointe de l’OMS, de la CEPI, du Royaume-Uni et des autorités congolaises traduit ainsi une volonté de renforcer le front sanitaire en Ituri, alors que la province demeure au cœur de la riposte contre Ebola.
Jonas Mukonkole




