Contrairement aux allégations laissant entendre un rejet de l’offre, les habitants concernés par l’extension et la modernisation de l’aéroport de Bunia affirment n’avoir jamais refusé l’indemnité de 12 dollars américains par mètre carré proposée par l’entreprise Mont Gabaon. Bien au contraire, ils attendent ce versement avec impatience afin de libérer les emprises du projet.
Interrogé par la presse, Jean Bosco Kamaragi, secrétaire du comité des victimes, a vivement dénoncé les retards accumulés dans ce dossier :
« Notre message est un message d’inquiétude, parce que jusque-là nous attendons notre indemnisation. Cela traîne jusqu’à ce jour. Nous avons fait des plaidoyers partout, mais jusqu’à présent, nous ne savons pas ce qui bloque notre indemnisation. »
Si l’entreprise Mont Gabaon a fixé le taux d’indemnisation à 12 dollars par mètre carré, la frustration grandit sur le terrain. Des propriétaires affirment avoir soumis leurs dossiers administratifs depuis près de trois ans, constatant avec amertume que d’autres personnes affectées ont déjà été désintéressées lors des vagues de paiement précédentes.
« Mon seul message est que nous avons besoin d’argent. Nous avons remis nos documents il y a presque trois ans, et jusque-là nous n’avons rien reçu. Pourtant, les autres ont déjà été payés. Nous demandons à Mont Gabaon de nous donner au moins le montant disponible, afin que nous puissions nous organiser pour la suite », témoigne une victime.
Les représentants du comité l’assurent : aucune contestation de l’enveloppe proposée n’est à l’ordre du jour. Les riverains se disent totalement disposés à plier bagage dès que les fonds leur seront octroyés.
« Même aujourd’hui, si Mont Gabaon m’appelle pour me donner les 12 dollars américains par mètre carré qui ont été proposés, je suis prête à remettre mes documents et à laisser la parcelle. »
Alors que deux vagues de décaissement ont déjà été honorées par le passé, le comité pointe du doigt l’interminable attente de la troisième vague, espérée depuis maintenant quatre ans pour clore ce contentieux foncier.
Rédaction




