L’assistant Jules Ngongo Tshikudi a brillamment défendu ce samedi 25 juillet son mémoire de D.E.S. À l’issue d’une délibération menée à huis clos, le récipiendaire a obtenu la prestigieuse mention « grande distinction ».
Ce travail de recherche scientifique a été mené sous la direction du professeur Grégoire Ntambwe en tant que promoteur et du professeur Iyele Batsu en qualité de co-promoteur.
Dans sa recherche, l’auteur analyse la province de l’Ituri, en proie depuis des années à une insécurité persistante entretenue par des groupes armés tels que la CODECO, la CRP, les ADF et la FPIC. Au-delà des affrontements, ces mouvements exploitent la propagande, la désinformation et les plateformes numériques pour influencer l’opinion publique et fragiliser l’État, poussant le Gouvernement à instaurer l’état de siège le 6 mai 2021.
Couvrant la période de 2021 à mars 2026, l’étude adopte une approche mixte combinant observation directe, analyse documentaire, enquête auprès de 210 répondants et analyse de contenu. Ses résultats s’appuient sur les théories de la guerre de l’information, de la sécurisation, de l’agenda-setting et de la communication de crise.
Les conclusions démontrent que la communication officielle privilégie le rétablissement de l’autorité de l’État et la cohésion sociale, malgré des contraintes persistantes comme le manque de moyens stratégiques et la désinformation. L’étude conclut que ce canal demeure un levier stratégique de gouvernance sécuritaire dont l’efficacité dépend du renforcement des capacités institutionnelles.
Jonas Mukonkole




