Le gouvernement congolais a annoncé, vendredi 29 mai, la mise en place d’un système de commandement destiné à coordonner la réponse à la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en Ituri. Cette structure est pilotée par le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), organe de l’Institut National de Santé Publique (INSP) chargé de la prévention, de la préparation et de la gestion des urgences sanitaires.
Selon le docteur Dieudonné Mwamba, directeur général de l’INSP, le COUSP fonctionne habituellement en mode veille pour suivre l’évolution des maladies à travers le pays. « Dès qu’une alerte est signalée, il passe en mode alerte pour vérifier les informations. Une fois l’épidémie confirmée par les analyses de laboratoire, le centre active immédiatement le mode réponse », a-t-il expliqué.
Pour cette épidémie, un gestionnaire national de l’incident a été désigné, assisté au niveau provincial par le chef de division de la santé de l’Ituri. La coordination repose sur plusieurs sections spécialisées : opérations, surveillance, prise en charge des malades, logistique, laboratoire et recherche.
Le docteur Mwamba souligne que la prise en charge des patients ne se limite pas aux soins médicaux. « Elle comprend également l’assistance nutritionnelle et psychosociale afin d’accompagner les personnes affectées tout au long de leur traitement », a-t-il précisé. Plus de 80 experts venus de Kinshasa travaillent actuellement aux côtés des équipes locales pour renforcer les interventions sur le terrain.
Il a également indiqué que le gouvernement a élaboré un plan national de préparation et de réponse, estimé à près de 240 millions de dollars. Les partenaires techniques et financiers sont appelés à s’aligner sur ce plan unique afin de garantir une coordination efficace, la transparence dans la gestion des ressources et une meilleure redevabilité dans la lutte contre l’épidémie.
Eugène Laro




