La contamination du médecin humanitaire français testé positif à Ebola en France serait liée à son exposition prolongée auprès de patients atteints de la maladie à Bunia, dans la province de l’Ituri, a expliqué ce mercredi 24 juin sur la RTNC, le ministre congolais de la Santé.
Selon le docteur Roger Kamba Mulamba, le praticien, employé de l’ONG ALIMA, travaillait depuis près d’un mois auprès des malades d’Ebola dans le cadre de la riposte en cours à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
« C’est un vrai cas contact. Il était vraiment en contact direct avec des malades d’Ebola », a déclaré le ministre, soulignant qu’une erreur involontaire dans l’application des mesures de protection pouvait survenir malgré l’expérience du personnel soignant.
Le ministre a salué l’engagement du médecin ainsi que le travail de l’ONG ALIMA, qui a construit et gère le centre de traitement Ebola de l’hôpital de Hôpital de Rwampara a Bunia.
« C’est un médecin expérimenté, mais après un mois de travail intensif auprès des patients, une faille dans la surveillance ou dans les précautions peut arriver », a-t-il expliqué.
Le médecin a quitté Bunia le 22 juin 2026 à destination de la France en transitant par Kinshasa. Selon les autorités congolaises, il ne présentait alors aucun symptôme de la maladie. Contrôlé avant son embarquement, il n’avait notamment pas de fièvre. Ce n’est qu’après son arrivée en France qu’il a développé des signes compatibles avec Ebola avant de se présenter à l’hôpital, où le diagnostic a été confirmé.
Dans un communiqué publié mercredi 24 juin, ALIMA a confirmé qu’un de ses médecins humanitaires, de retour d’une mission dans une zone affectée par l’épidémie en République démocratique du Congo, avait été testé positif à la maladie à virus Ebola. L’organisation indique que le praticien a été immédiatement pris en charge dans un établissement spécialisé en France et que son état demeure stable. Elle affirme également travailler à établir les circonstances exactes de cette contamination, tout en poursuivant ses activités de riposte sur le terrain.
La France a confirmé le même jour la détection de ce premier cas d’Ebola sur son territoire. Les autorités sanitaires françaises ont lancé une enquête épidémiologique afin d’identifier les personnes ayant été en contact avec le médecin. Les contacts à risque feront l’objet d’un suivi sanitaire et d’un isolement de 21 jours. Selon les autorités européennes de santé, le risque de propagation au sein de la population générale reste très faible.
Les personnels soignants en première ligne de la riposte, en contact direct avec les malades, sont particulièrement exposés. Les autorités congolaises ont récemment confirmé plusieurs décès parmi ces travailleurs de santé.
La Rédaction




