Seize civils enlevés dans la nuit de mardi à mercredi par des miliciens de la CODECO (Coopérative pour le développement du Congo), à Jupakpeche, en territoire de Mahagi (province de l’Ituri), ont été libérés après vingt-quatre heures de captivité. L’information a été confirmée ce jeudi par le chef de la chefferie de Panduru.
Selon des sources locales, parmi les personnes enlevées figurait le chef du village de Jupakpeche. Comme les autres victimes, il aurait subi des actes de torture durant sa détention. Son état de santé étant jugé préoccupant, il a été admis dans une structure sanitaire pour recevoir des soins appropriés.
D’après les autorités coutumières, les assaillants justifiaient leur incursion par la recherche présumée d’armes qu’ils soupçonnaient dissimulées au domicile du chef du village. Une fouille a été menée sur place, mais aucune arme n’a été retrouvée.
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Avant de se retirer, les miliciens ont emporté plusieurs biens appartenant aux habitants, notamment de l’argent, des chèvres et de la volaille, aggravant une situation humanitaire déjà précaire dans cette zone en proie à une insécurité récurrente.
Réagissant à ces événements, le chef de l’entité, Arnold Lokwa, a condamné ces actes et appelé les responsables de la CODECO à respecter les engagements pris en faveur d’un règlement pacifique des conflits.
De son côté, la société civile locale, par la voix du responsable territorial des forces vives, a plaidé pour un renforcement des dispositifs sécuritaires afin d’assurer une meilleure protection des populations civiles et de prévenir de nouvelles exactions.
Les autorités locales réitèrent enfin leur appel aux communautés et aux groupes armés à privilégier le dialogue et les voies pacifiques, dans l’objectif de préserver la paix et la sécurité des civils en Ituri.
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