Dans une province d’Ituri fragilisée par les conflits et la circulation rapide de rumeurs, la MONUSCO a organisé, du 12 au 13 janvier, une formation intensive à l’intention d’une vingtaine de journalistes et de jeunes leaders issus de Bunia et Kasenyi. Objectif : renforcer leurs compétences en matière de lutte contre la désinformation et consolider les bases de l’écriture journalistique.
« Je suis désormais outillé pour sensibiliser les jeunes, surtout dans une province où la désinformation peut facilement soulever la population », a déclaré Joël Madhira, représentant du Conseil urbain de la jeunesse.
Le chef de bureau de la MONUSCO à Bunia, Josiah Obat, a souligné l’importance de la fiabilité des sources :
« Nous ne sommes pas une force d’occupation, mais une mission de paix. Nous aidons à rétablir la stabilité. »
Pour les médias locaux, cette formation représente un levier essentiel face à la prolifération des fausses informations. « Relayer une fausse information peut avoir des conséquences graves. Cette formation m’a appris à vérifier avant de partager », a témoigné Grace Birungi, journaliste à la radio CANDIP-Bunia.
Jean-Tobie Okala, responsable de l’Information publique de la MONUSCO, a rappelé la responsabilité des professionnels des médias :
« Le micro est une arme. Nous devons veiller à ce que nos écrits ne provoquent ni tensions ni violences. »
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un Projet à Impact Rapide (QIP), qui prévoit également l’équipement de plusieurs radios locales en panneaux solaires, afin de garantir la diffusion d’une information fiable, même dans les zones les plus isolées. À ce jour, près d’un millier de journalistes, d’étudiants et de membres de la société civile ont déjà bénéficié de formations similaires en Ituri.
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