La journée de Noël, jeudi 25 décembre, a été marquée par de violents affrontements armés à Mabanga, une zone minière située dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont retenti tout au long de la journée, plongeant la population dans une profonde angoisse.
Selon des sources locales concordantes, les combats ont opposé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux combattants de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), un groupe armé dirigé par Thomas Lubanga.
« Nous avons passé toute la journée de Noël sous les balles. Beaucoup d’habitants ont fui vers la brousse pour se protéger. C’était une véritable terreur », témoigne un habitant joint par téléphone.
Depuis vendredi matin, un calme relatif est observé à Mabanga et dans plusieurs villages environnants. Toutefois, la situation sécuritaire reste instable, préviennent des notables locaux.
Des sources coutumières contactées par Radio Okapi indiquent que les FARDC poursuivent des opérations de ratissage dans la zone, dans le but de neutraliser les éléments de la CRP et de sécuriser les sites miniers, souvent à l’origine des tensions armées.
Pour rappel, dans la nuit de mercredi à jeudi, une embuscade tendue par les miliciens contre une patrouille mixte FARDC–Police nationale à Passion a coûté la vie à un policier et blessé trois militaires.
Les affrontements du jeudi ont également eu des conséquences tragiques sur les civils. Un enfant a été tué par une balle perdue, tandis qu’un autre mineur, blessé, est actuellement pris en charge dans une structure sanitaire locale, selon des sources médicales.
En cette période de fêtes de fin d’année, les habitants de Mabanga et des localités voisines vivent dans une psychose permanente, redoutant une reprise des violences dans cette région de l’Ituri, régulièrement secouée par l’insécurité et les conflits armés.
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