Les travaux de construction du pont Uele-Kibali, destiné à relier les territoires de Mahagi et d’Aru dans la province de l’Ituri, seront bientôt lancés. Cette annonce fait suite à une importante réunion bilatérale entre les communautés du groupement Anghal 2 (chefferie des Anghal, territoire de Mahagi) et celles du secteur Ndo Ukebu (territoire d’Aru).
La rencontre s’est tenue à Koviri, une localité du groupement Anghal 2, en présence des responsables religieux, éducatifs, économiques (FEC), des autorités locales, de la jeunesse et d’autres composantes de la société civile. L’objectif : faire le point sur la mobilisation communautaire en faveur de ce projet structurant.
« Nous venons de Koviri, au-delà de l’Uele, où s’est tenue une réunion entre les deux entités : Anghal 2 et Ndo Ukebu. Les invités sont venus en masse. Le chef de secteur de Ndo Ukebu était présent, tout comme les représentants du groupement Anghal 2, la jeunesse, les responsables des églises et des écoles. Désormais, le rêve devient réalité. Ceux qui critiquaient sont aujourd’hui convaincus. Les travaux peuvent commencer incessamment, car nous avons convenu que les deux administrateurs de Mahagi et d’Aru doivent être présents pour le lancement officiel », a déclaré Dieudonné Chombe, président du comité local de développement, au micro de visibilitemediapro.cd.
Il a lancé un appel à la mobilisation générale pour la concrétisation de ce projet d’intérêt communautaire :
« Nous demandons à ceux qui n’ont pas encore apporté leur contribution de le faire rapidement. La réunion a été décisive et les mesures prises doivent être respectées », a-t-il insisté à l’issue de la rencontre tenue mardi dernier.
Les populations locales attendent avec impatience le début des travaux, convaincues que ce pont facilitera les échanges commerciaux entre Mahagi et Aru, et constituera un levier important pour le développement socio-économique de la région.
Pour rappel, l’ancien pont avait cédé après le passage d’un camion de fort tonnage, sans qu’aucune initiative concrète n’ait été entreprise depuis par le gouvernement provincial ou ses partenaires pour sa réhabilitation.
Jean Maurice Udaga





