Le Directeur technique de Mont Gabaon Sarlu, Barry Boubacar, a tiré la sonnette d’alarme ce mardi 14 avril 2026 à Bunia. Selon lui, « la route de Kamanyola, 48 heures après son exécution, est déjà en danger. Elle est compromise à cause des usagers malveillants qui font de mauvaises pratiques en laissant couler sur la couche asphaltée des huiles moteur, du carburant qui procèdent directement à la dégradation immédiate de la couche de roulement. »
À travers des images, il dénonce des comportements nuisibles : « Vous verrez les uns qui font stationner les remorques en laissant la béquille directement sur la couche asphaltée qui ne s’est pas encore solidifiée, qui ne s’est pas encore rigidifiée. D’autres laissent les moteurs avec des huiles qui coulent, suinter sur la couche de roulement. Et ça fait des tâches et aussitôt vous venez, vous pouvez enlever les graviers qui sont déjà désolidarisés, qui ne sont plus liés par le bitume. »
Barry Boubacar appelle à une prise de conscience collective : « Cet effet doit être réprimé avec une grande rigueur parce que ce n’est pas une affaire de chacun, c’est une affaire de tous. Ce n’est ni une affaire de tous mais une affaire de chacun. Je pense que l’État ne peut pas tous les matins investir pour la construction de la même route pour la population. Quand on construit la route, il faudrait que chacun prenne ses soins, que chacun apporte sa pierre pour la construction et pour l’édification des ouvrages, pour la protection des ouvrages. »
Son message met en lumière la fragilité des infrastructures routières et la nécessité d’une responsabilité partagée pour garantir leur durabilité.
La population, quant à elle, doit également faire preuve de civisme afin de protéger les biens publics, car leur préservation est une condition essentielle au développement collectif.
Jonas Mukonkole




