A quelques jours de la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30), prévue le 10 novembre à Belém, le Sommet climatique de l’Amazonie s’est ouvert ce jeudi au Hangar Centre de Conventions. Chefs d’État et représentants d’organisations internationales y sont réunis pour débattre des mesures urgentes à prendre face à la crise climatique mondiale.
La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par les interventions d’une cinquantaine de dirigeants venus des quatre coins du globe, accueillis personnellement par le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.
Dans son discours inaugural, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a exprimé son regret quant à l’incapacité collective de la communauté internationale à respecter les engagements de l’Accord de Paris, signé il y a dix ans.
« Nous avons échoué à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris », a-t-il déclaré.
Le président Lula da Silva a profité de l’occasion pour annoncer la création du Fonds pour les forêts tropicales éternelles (TFFF), une initiative brésilienne destinée à renforcer la protection des forêts tropicales, cruciales pour la régulation du climat mondial.
Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a également pris la parole pour souligner le rôle fondamental des forêts du bassin du Congo, qualifiées de « deuxième poumon de la planète » après l’Amazonie.
« L’avenir de l’humanité dépend en grande partie des forêts, mais ces forêts vitales sont aujourd’hui en péril. Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, l’heure est à l’action. Il nous faut agir vite et honorer les engagements souscrits », a-t-il exhorté.
Les travaux du Sommet de Belém se poursuivront jusqu’à l’ouverture officielle de la COP30. Les discussions porteront notamment sur des engagements concrets en matière de financement climatique, de transition énergétique et de préservation des écosystèmes forestiers.
Eugène Laro




