Le territoire de Mahagi, situé dans la province de l’Ituri à l’Est de la République démocratique du Congo, est reconnu pour sa diversité agricole. Mais le changement climatique y affecte gravement les rendements des cultures champêtres. Dans les communes et chefferies, les productions vivrières et maraîchères haricot, patate douce, tomate, riz, maïs, arachide sont menacées par des perturbations climatiques de plus en plus visibles.
Pour soutenir les agriculteurs, l’Asbl Priorité, Nourriture, Éducation et Santé (PNES) s’est implantée dans la région. Son secrétaire, Éric Thofwa Ang’ula, décrit la situation :
« Nous sommes dans la saison culturale A, les agriculteurs ont déjà beaucoup semé sur toute l’étendue du territoire de Mahagi. Ce qui est perceptible, c’est la perturbation climatique, le climat a changé, l’appauvrissement du sol, le surpeuplement, il n’existe pas de terrain à cultiver. »
Afin de pallier ces difficultés, PNES a introduit depuis trois ans un engrais organique appelé Agrodyke. Selon Éric Thofwa Ang’ula :
« Pour remédier à tout cela, PNES a amené l’engrais organique Agrodyke. On l’applique seulement sur l’arachide, le maïs et les cultures vivrières. Quand il pleut beaucoup, Agrodyke régule la quantité d’eau et quand il ne pleut pas, il fournit l’humidité nécessaire pour que la plante grandisse et produise bien. »
Le bureau de PNES est installé à l’entrée de la procure du diocèse de Mahagi-Nioka, dans le quartier Drii, commune de Mahagi. L’organisation met à disposition deux produits : Agrodyke pour les cultures champêtres et Trypi pour les animaux.
Mahagi connaît par ailleurs une forte croissance démographique, alimentée par l’arrivée de déplacés dans cette zone jugée relativement calme. L’agriculture reste l’activité principale, mais la surpopulation et la surexploitation des terres réduisent leur fertilité et compromettent la sécurité alimentaire des ménages.
Jean Maurice Udaga




