Amarante, oseille, feuilles de courge et épinards envahissent les étals du marché central de Bunia ces derniers jours. Selon les vendeuses, cette abondance est due aux pluies qui se sont récemment abattues sur la ville et ses environs, favorisant une bonne production maraîchère.
« Conséquence, écoulement rapide des produits », ont-elles déclaré.
Parmi elles, maman Adokorac témoigne :
« Je m’appelle maman Adokorac, je vends des légumes. Pendant la sécheresse, il y avait moins de légumes sur nos étals, mais actuellement les étalages sont remplis. »
Cette hausse de l’offre a entraîné une baisse notable des prix. Une botte d’amarante qui coûtait 2.000 Fc se vend désormais à 1.000 Fc, tandis que celle qui valait 4.000 Fc est passée à 2.000 Fc. Concernant les épinards, les vendeuses constatent une augmentation du volume des bottes, proposées à 2.000 Fc.
Elles encouragent les consommateurs à profiter de cette période pour acheter, en soulignant les bienfaits de ces légumes pour la santé.
Cependant, les commerçantes déplorent le manque de moyens de transport pour acheminer leurs produits des champs vers le marché. Elles recourent à des véhicules ou motos privés, souvent à des coûts jugés élevés.
Par ailleurs, certaines zones agricoles du territoire de Djugu restent inaccessibles en raison de l’insécurité. « Sinon, le marché de Bunia serait inondé de légumes », affirment-elles.
Jérémie Kaseke




