Un nouveau massacre de civils a été perpétré jeudi 9 octobre 2025 dans le groupement Rissasi, chefferie de Bahema Nord, territoire de Djugu, en province de l’Ituri. L’ancien député provincial Lona Mastaki a exprimé sa profonde consternation face à cette tragédie, qu’il attribue aux miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO).
Selon lui, les victimes, des civils désarmés, ont été attaquées alors qu’elles s’étaient rendues dans la brousse pour chercher du bois de chauffage et des produits de première nécessité. « C’est avec tristesse et désolation que nous portons à la connaissance de l’opinion publique le massacre de dizaines de nos compatriotes à Lili, dans le groupement Rissasi, chez Bahema Maguru », a déclaré M. Mastaki devant la presse.
Il affirme que les assaillants sont venus des secteurs de Walendu Djatsi et Walendu Tatsi, et ont ciblé sans distinction les habitants. D’après les premières informations recueillies sur place, neuf corps ont été retrouvés, dont ceux d’un homme, d’un enfant et de sept femmes. Plusieurs autres victimes sont toujours portées disparues.
« La population n’a pas pu accéder au lieu du drame, car les miliciens y rôdent encore », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, Lona Mastaki appelle à une intervention urgente des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), afin de sécuriser la zone et permettre la récupération des corps abandonnés dans la brousse.
Il interpelle également les autorités provinciales et nationales, ainsi que la communauté internationale, dénonçant ce qu’il qualifie de « plan d’extermination du peuple Hema ». « Nous mettons la communauté internationale et les défenseurs des droits humains devant leurs responsabilités. Ce qui se passe ici est un acte de génocide contre les Hema. Si rien n’est fait, ce peuple risque d’être effacé de cette terre », a-t-il averti.
Malgré les opérations militaires et les efforts de pacification menés par les autorités congolaises et leurs partenaires, la région de Djugu reste en proie à des violences meurtrières attribuées aux miliciens CODECO.
Eugène Laro




