Les notables du groupement Lopa, situé dans la chefferie de Bahema-Baguru, territoire de Djugu, appellent à l’installation d’une base militaire permanente de la MONUSCO dans leur entité coutumière. Selon eux, la présence de la mission onusienne contribuerait à renforcer la sécurité et à stabiliser durablement une région encore confrontée à des attaques récurrentes de groupes armés.
La communauté locale rappelle que le précédent déploiement des Casques bleus dans la zone avait permis une amélioration significative de la sécurité, favorisant la reprise des activités sociales et économiques longtemps paralysées par les violences.
« La présence de la MONUSCO redonne l’espoir », affirme Étienne Lossinibblo Didi, notable du groupement Lopa.
Il témoigne des effets positifs observés lors du passage de la MONUSCO et des FARDC dans la région :
« Nous constatons aujourd’hui un certain calme. Quand la MONUSCO était là, beaucoup de problèmes avaient trouvé des solutions. D’abord, les enfants avaient pu reprendre le chemin de l’école grâce au retour de la sécurité », explique-t-il.
Il ajoute que la présence conjointe des Forces armées de la RDC (FARDC) et des Casques bleus avait permis de réduire les déplacements forcés et de sécuriser les civils dans leurs activités quotidiennes.
« La MONUSCO faisait des patrouilles, accompagnait nos femmes, nos enfants, même nos biens. Leur présence encourageait les déplacés à retourner dans leurs villages d’origine », poursuit-il.
Pour les notables de Lopa, une présence permanente des troupes onusiennes constituerait une réponse concrète aux défis sécuritaires persistants dans cette partie du territoire de Djugu.
« Nous réclamons le retour et le maintien durable de la MONUSCO. Cela soulagerait beaucoup la population », plaide Étienne Lossinibblo Didi.
Les habitants estiment qu’une base fixe dans la région permettrait non seulement d’assurer la protection des civils, mais aussi de relancer les activités économiques interrompues par les affrontements armés.
La région de Djugu, dans la province de l’Ituri, demeure l’un des foyers de conflit opposant les forces régulières congolaises à divers groupes armés locaux. Malgré plusieurs opérations militaires, l’insécurité persiste dans certaines zones rurales, poussant les communautés à solliciter l’appui continu de la MONUSCO pour une stabilisation durable du territoire.
Eugène Laro




