En Ituri, la protection des civils et la lutte contre les groupes armés demeurent au cœur des priorités. Le gouverneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, a salué la collaboration entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), qu’il juge désormais plus efficace et réactive.
« Nous menons les opérations avec la MONUSCO. Vous avez pu remarquer que nous avons sensiblement réduit les délais d’intervention. Et nous n’avons plus d’attaques comme auparavant, notamment dans le territoire de Djugu, sur les sites de déplacés », a déclaré le lieutenant-général Luboya.
Lors de son entretien, mercredi, avec la cheffe adjointe de la MONUSCO en mission, le gouverneur militaire de l’Ituri a également rappelé qu’une attaque contre un site de déplacés avait été déjouée 48 heures plus tôt grâce au déploiement conjoint des FARDC et du secteur Nord opérationnel de la MONUSCO.
«Le groupe qui voulait menacer la population n’a pas pu accéder au site des déplacés », a-t-il précisé, avant d’assurer que les Nations Unies considéraient désormais l’Ituri comme une véritable priorité.
De son côté, Vivian Van De Perre, cheffe adjointe de la MONUSCO chargée des opérations et de la protection, a réaffirmé l’engagement de la mission onusienne :
«La MONUSCO est chargée d’appuyer le gouvernement dans la lutte contre les groupes armés et dans la protection des civils. Nous avons mis en place des systèmes d’alerte précoce, nous travaillons ensemble, nous partageons les informations et nous soutenons les opérations. Mais nous espérons que le processus politique se déroulera bien, car la solution au final sera nécessairement politique.»
Cette coopération renforcée entre l’armée congolaise et la MONUSCO apparaît comme un signal fort dans une province encore meurtrie par des violences récurrentes, mais qui aspire à retrouver la paix et la stabilité.
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