Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont fermement condamné l’attaque perpétrée dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 septembre 2025 contre une délégation de l’UNICEF à Tché, localité située en chefferie de Bahema-Nord, dans le territoire de Djugu, province de l’Ituri.
Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC en Ituri, l’incident s’est produit alors que des agents de l’UNICEF se rendaient sur le site de Rhô pour aménager une source d’eau destinée aux populations déplacées, victimes du conflit armé qui sévit dans la région depuis plusieurs années.
« Les miliciens communautaires CRP/Zaïre, alliés du groupe armé M23, ont attaqué et pillé les agents de l’UNICEF à Tché, dans le groupement Lossa Ndrema », a déclaré le lieutenant Ngongo.
Deux membres de l’UNICEF ont été agressés et dépouillés par les assaillants. Les FARDC dénoncent une attaque barbare contre des agents humanitaires en mission officielle.
« Celui qui prétend venir libérer est le premier à détruire ses propres frères», a ajouté le porte-parole, en référence au chef du CRP, Thomas Lubanga.
Pour l’armée congolaise, cette agression constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et un obstacle direct à l’assistance vitale destinée aux déplacés de Bahema-Nord.
Au nom du commandant des opérations militaires en Ituri, le lieutenant-général Luboya Kanshama Johnny, les FARDC ont exprimé leur indignation face à cet acte qualifié de « lâche et irresponsable», qui ne fait qu’aggraver la souffrance des populations déjà fragilisées par le conflit.
Les autorités militaires appellent à une mobilisation accrue pour garantir la sécurité des acteurs humanitaires et faciliter l’accès à l’aide dans les zones affectées.
Eugène Laro




