Une enveloppe de 100 millions d’euros est prévue pour répondre aux défis humanitaires en République Démocratique du Congo, particulièrement dans sa partie orientale.
L’annonce a été faite ce mercredi par John Borgstan, Représentant Spécial de l’Union Européenne dans la Région des Grands Lacs, à l’issue d’une rencontre avec le gouverneur militaire de l’Ituri, le Lieutenant-Général Johnny Luboya N’Kashama.
S’exprimant devant la presse, John Borgstan a déclaré :
« Nous avons également abordé les moyens de renforcer la présence de l’État auprès des populations affectées par la violence. Ma visite s’inscrit dans les efforts conjoints de la population et de l’Union Européenne pour témoigner clairement notre soutien aux autorités légitimes de la RDC dans l’Est du pays. Le Gouverneur m’a exposé en profondeur les défis persistants, et je tiens à saluer la coopération entre les autorités locales, le gouvernement et l’Union Européenne pour faire face à ces défis. »
L’Union Européenne, principal partenaire humanitaire de la RDC, collabore étroitement avec le gouvernement congolais ainsi qu’avec d’autres acteurs internationaux. John Borgstan a précisé :
« Nous travaillons étroitement avec le gouvernement, mais aussi avec d’autres partenaires via nos collègues de l’Union Européenne qui se concentrent sur l’assistance humanitaire, notamment dans l’Est du pays. À Kinshasa, j’ai eu des échanges avec Madame la Première Ministre, Madame la Ministre des Affaires étrangères et Madame la Ministre de la Coopération régionale. Dans toutes ces discussions, j’ai souligné l’importance de ma visite à Beni et à Bunia. Il était essentiel pour moi d’expliquer en profondeur aux autorités nationales ce que fait l’Union Européenne dans l’Est. Cette visite est aussi un signal fort à la population : l’Union Européenne ne l’a pas abandonnée, elle reste à ses côtés. »
Interrogé sur le montant alloué à la province de l’Ituri, le diplomate européen a précisé que le dossier humanitaire dépasse les 100 millions d’euros, tout en soulignant que la répartition des fonds relève de la compétence du gouvernement congolais :
« Ce n’est pas à l’Union Européenne de décider. Ce montant résulte du travail du gouvernement congolais, car c’est lui qui connaît le mieux les priorités du pays. »
Jonas Mukonkole




