La situation sécuritaire en Ituri demeure préoccupante, avec des attaques meurtrières enregistrées dans les territoires de Djugu et d’Irumu, notamment à Komanda. Face à cette insécurité persistante, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et les Forces armées de la RDC (FARDC) réaffirment leur engagement commun en faveur de la protection des populations civiles.
En visite à Bunia ce lundi 18 août 2025, le lieutenant-général Ulisses De Mesquita Gomes, commandant de la Force de la MONUSCO, a souligné l’importance de cette coopération :
« Cette visite à Bunia témoigne de la solidarité de la MONUSCO envers la population de l’Ituri, victime d’attaques. Il est de notre devoir de la sécuriser et de constater ce qui s’est passé à Komanda. Nous allons rencontrer nos partenaires des forces de défense et de sécurité afin de renforcer la coordination des opérations. Il est essentiel de travailler avec les FARDC ainsi qu’avec les autorités locales », a-t-il déclaré.
Komanda, centre commercial du territoire d’Irumu, a récemment été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles ADF, faisant 42 morts, dont de nombreux fidèles catholiques. Dans le territoire de Djugu, la milice CODECO poursuit ses exactions, tandis que l’armée doit désormais faire face à un nouveau groupe armé : la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), dirigée par Thomas Lubanga.
Le général Raus Chalwe Munkutu, vice-gouverneur de l’Ituri, a salué les efforts conjoints :
« Notre collaboration est totale. Nous avons renforcé les patrouilles mixtes pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Nos forces de sécurité travaillent en synergie avec la MONUSCO », a-t-il affirmé.
Une coopération indispensable
Pour la MONUSCO et les FARDC, seule une coordination renforcée à travers des patrouilles mixtes, des échanges d’informations et des actions concertées avec les autorités locales peut contenir les groupes armés et redonner confiance aux habitants.
Un contexte toujours fragile
Malgré ces engagements, l’Ituri reste en proie à une violence récurrente dans ses principaux territoires. Les populations civiles, premières victimes de cette insécurité, attendent désormais que les promesses se traduisent en actions concrètes, dans l’espoir d’un véritable retour à la paix.
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