Le responsable du pilier Enterrements Dignes et Sécurisés (EDS) a reconnu que la mise en œuvre de cette activité a rencontré plusieurs difficultés depuis le début de l’épidémie d’Ebola. Il affirme toutefois que la situation s’est nettement améliorée grâce à une meilleure implication des communautés.
Parmi les principaux obstacles, il cite la faible compréhension initiale de la maladie par la population, les résistances liées aux coutumes funéraires, la mobilisation tardive des ressources ainsi que le manque d’implication des jeunes au début de la riposte. Ces facteurs ont entraîné des attaques contre certaines équipes de terrain, notamment des agents de la Croix-Rouge et de la Protection civile, aujourd’hui rétablis après leur prise en charge médicale.
Le responsable souligne que tous les décès sont désormais documentés et qu’un certificat est systématiquement délivré par un médecin, conformément aux exigences légales.
Concernant la couverture géographique, il admet que toutes les zones de santé ne sont pas encore entièrement couvertes, même si la majorité dispose déjà d’équipes EDS. Une planification est en cours avec les partenaires FHI 360, la Croix-Rouge et l’OMS afin de déployer des équipes dans l’ensemble des 36 zones de santé concernées.
Sur le plan statistique, il révèle que, depuis le 15 juin, les équipes ont enregistré 1 313 alertes de décès et réalisé 1 139 enterrements dignes et sécurisés, soit un taux de couverture de 87 %. L’objectif reste toutefois d’atteindre 100 %, certaines familles continuant d’enterrer leurs proches avant l’arrivée des équipes de riposte.
Enfin, il insiste sur le rôle crucial des activités EDS pour rompre la chaîne de transmission d’Ebola, le virus pouvant se transmettre par contact avec les corps des personnes décédées ou avec les objets ayant été en contact avec elles. Selon lui, la sensibilisation progressive des communautés a permis d’améliorer l’acceptation de ces pratiques sanitaires.
Joël Heri Budjo




