La République démocratique du Congo renforce son dispositif de sécurité financière. Une réunion interministérielle de haut niveau s’est tenue à Kinshasa pour évaluer la mise en œuvre du plan d’action national de lutte contre trois fléaux majeurs : le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et les flux financiers illicites.
Cette initiative traduit la volonté du pouvoir exécutif d’assainir le climat des affaires et d’aligner le système financier national sur les standards internationaux, conformément aux réformes impulsées par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Coordination et répression au centre des débats
Les discussions ont porté sur les progrès réalisés et les défis à relever, autour de trois axes prioritaires :
- Coordination interinstitutionnelle pour renforcer la synergie entre les services de l’État.
- Renforcement du cadre réglementaire afin de combler les failles juridiques exploitées par les réseaux criminels.
- Dispositifs de prévention et répression pour détecter et sanctionner efficacement les infractions financières.
Les autorités ont réaffirmé leur engagement à « tarir définitivement les sources des flux financiers illicites » et à pérenniser les mesures coercitives.
Une task-force ministérielle élargie
La réunion a rassemblé un noyau de ministres directement impliqués dans la sécurité et l’économie du pays :
- Jacquemain Shabani, Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité.
- Guillaume Ngefa, Ministre d’État à la Justice.
- Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, Ministre des Finances.
- Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines.
- Augustin Kibassa Maliba, Ministre de l’Économie numérique.
- Eliezer Ntambwe, Ministre délégué à la Défense nationale.
Cette synergie politique et technique illustre une approche transversale : lier transparence économique, sécurité intérieure, justice et souveraineté numérique pour renforcer la résilience du pays face à la criminalité financière.
Emmanuel Jedidja
