Dans le monde du football, les comparaisons entre nations sont souvent dominées par les géants européens et sud-américains. Pourtant, un constat étonnant mérite d’être souligné : la République Démocratique du Congo (RDC) affiche un palmarès supérieur à celui du Portugal en nombre de titres remportés. Une statistique qui remet en lumière l’histoire riche du football congolais.
La RDC compte quatre trophées majeurs : la Coupe d’Afrique des Nations en 1968 et 1974, ainsi que deux Championnats d’Afrique des Nations (CHAN) en 2009 et 2016. Particularité notable, les Léopards n’ont jamais perdu une finale, ce qui témoigne d’une efficacité redoutable lorsqu’ils atteignent le dernier stade de la compétition.
Le Portugal, de son côté, n’a inscrit que trois titres à son palmarès : l’Euro 2016, la Ligue des Nations en 2019 et une nouvelle Ligue des Nations en 2025. Malgré la présence de Cristiano Ronaldo, qui a largement contribué à hisser la Seleção au sommet, le pays reste derrière la RDC en nombre de trophées. À noter que le Portugal a perdu une finale mémorable à l’Euro 2004 face à la Grèce.
Ce constat prend une dimension encore plus frappante lorsqu’on compare la RDC à d’autres nations prestigieuses. Les Congolais possèdent plus de titres que l’Angleterre, les Pays-Bas, la Belgique, la Russie, la Colombie, le Chili, le Danemark, la Suisse, ainsi que l’ensemble des pays issus de l’ex-Yougoslavie. Une performance qui mérite d’être reconnue à sa juste valeur.
Bien que souvent sous-estimée sur la scène internationale, la RDC reste une nation historique du football africain. Ses succès rappellent que le continent a produit des équipes capables de rivaliser avec les meilleures, et que le palmarès ne se limite pas aux grandes puissances européennes.
Ce parallèle entre la RDC et le Portugal illustre une vérité trop souvent oubliée : le football est universel et les exploits des nations africaines méritent autant de respect et de visibilité que ceux des grandes sélections européennes. Les Léopards, avec leurs quatre titres, en sont la preuve éclatante.
Jonas Mukonkole




