La Ligue nationale de football (LINAFOOT) a infligé de lourdes sanctions au TP Mazembe et au FC Saint-Éloi Lupopo après les graves incidents survenus samedi 8 mars au stade de Mazembe, lors d’un match de la phase retour du championnat ILLICO CASH Ligue I. La rencontre avait été interrompue à la mi-temps à la suite d’une bagarre générale impliquant supporters, joueurs et officiels.
Selon le rapport de la Commission de gestion de la Ligue, les violences ont éclaté lorsqu’un supporter de Lupopo a envahi le terrain pour s’en prendre au gardien de Mazembe, Diouf Marc Philips. La situation a rapidement dégénéré : jets de pierres, arrachement de chaises, destruction de vitres, d’un bus d’équipe et du toit ouvrant d’un véhicule appartenant au trésorier du club. Huit supporters ont été grièvement blessés et hospitalisés, tandis que la panique gagnait l’enceinte du stade.
Face à ces débordements, la LINAFOOT a décidé que les trois prochains matchs à Lubumbashi se joueront à huis clos, et que trois autres seront délocalisés. Les stadiers des deux clubs sont suspendus, tandis que Mazembe et Lupopo écopent chacun d’une amende de 15 000 dollars américains. Les clubs devront également réparer ou remplacer le matériel détruit.
La Ligue rappelle que toute récidive pourrait entraîner des sanctions plus sévères, allant jusqu’à l’exclusion de la compétition et la relégation, conformément à l’article 80 modifié du Code de football. Elle insiste sur la responsabilité partagée des deux équipes et sur la nécessité de garantir la sécurité des supporters afin de préserver l’image du football congolais.
Ces violences relancent le débat sur la gestion de la sécurité dans les stades. Plusieurs acteurs du football local appellent désormais à un encadrement plus strict des supporters pour éviter de nouveaux drames.
Heri Budjo Joël




