Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé la circulation d’un faux communiqué attribué à leur porte-parole sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué de presse officiel publié le 2 juillet, l’état-major général affirme que le document largement partagé n’émane pas de l’armée congolaise.
Ce faux document, qui n’est pas daté, présente une mise en forme différente de celle habituellement utilisée dans les communications officielles des FARDC. Et son auteur n’est par ailleurs pas clairement identifié. Son contenu tente de mobiliser les militaires autour d’un message de neutralité en prévision de la journée du 8 juillet 2026, date à laquelle l’opposition projette une manifestation pour s’opposer au projet de révision de la Constitution porté par la majorité au pouvoir.
Le texte frauduleux affirme notamment que « les FARDC doivent demeurer apolitiques, impartiales et entièrement au service de la République et du peuple congolais », avant de conclure par la formule : « Les hommes passent, les institutions demeurent. Restons fidèles à notre serment et à notre devoir envers la Nation. »
Dans son communiqué officiel, signé par le Lieutenant-colonel Mak Hazukay, dont le nom apparaît également sur le faux document, l’armée dément formellement être à l’origine de cette publication. Elle souligne que son contenu « ne reflète en rien la position de l’armée » et invite la population à ne pas partager ni relayer ce document.
Les FARDC rappellent que toute communication officielle est diffusée exclusivement par leurs canaux de communication habilités et par les autorités compétentes. Elles appellent les citoyens, les médias et les partenaires à faire preuve de vigilance en vérifiant systématiquement l’authenticité des informations avant toute diffusion.
Dans le même communiqué, l’armée estime que les auteurs de cette « manipulation informationnelle » engagent leur entière responsabilité. Elle annonce que les services compétents ont été saisis afin d’identifier les responsables et de prendre les mesures appropriées, conformément à la loi.
Face à la recrudescence des fausses informations sur les plateformes numériques, les FARDC réitèrent leur appel à la population à ne se fier qu’à leurs canaux de communication officiels pour toute information relative aux activités de l’armée congolaise.
Heri Budjo Joël
